En 2024, 658 000 apprentis préparaient un diplôme de l’enseignement supérieur. Cela représente une hausse de 3 % en un an de nouveau en ralentissement par rapport à l’année passée (+ 10 % entre les rentrées 2022 et 2023). La croissance de l’apprentissage dans le supérieur en 2024 est portée par les formations en écoles de commerce (+ 6 %), les formations délivrant des titres homologués certifiés au répertoire national des certifications professionnelles (
RNCP, + 6 %) et les « Autres » formations, essentiellement privées (+ 7 %) (
tableau 22.01). Malgré ce ralentissement, le maintien des aides accordées aux entreprises embauchant un apprenti a permis la poursuite de la hausse de ces effectifs apprentis durant l’année 2024‑25 par rapport à l’année précédente.
La forte progression de l’apprentissage se reflète dans la part d’étudiants sous ce statut au sein des différentes formations. Ainsi, en 2024 plus de quatre étudiants en
STS sur dix (46 %) effectuent leur année en apprentissage contre 38 % en 2021 (
graphique 22.02). En école de commerce, près d’un tiers (34 %) des étudiants sont en apprentissage contre 20 % en 2021. Un quart des étudiants en
IUT (
DUT/
BUT) sont en apprentissage en 2024 contre 9 % en 2021. Les progressions sont moins spectaculaires en master et dans les formations d’ingénieur, où la part des étudiants qui effectuent un apprentissage est aussi plus modérée.
L’augmentation du nombre d’apprentis en France concerne presque toutes les académies (
graphique 22.03). Si l’augmentation des effectifs d’apprentis a été forte dans les académies d’Aix-Marseille (+ 24 %) et de Créteil (+ 17 %), elle a en revanche été modérée dans les académies de Dijon (+ 11 %) et de Versailles (+ 7 %). Elle a été la moins forte dans les académies de Paris (+ 0,5 %) et de Besançon (+ 0,0 %) et les effectifs d’apprentis baissent même dans l’académie de Nice (- 19 %).
Les apprentis ont moins souvent des parents cadres dans les écoles de commerce et les formations d’ingénieurs, relativement à leurs homologues en cursus scolaire. Dans les formations d’ingénieurs, 43 % des apprentis ont des parents cadres et 21 % des parents employés/ouvriers. Ces proportions s’élèvent à 58 % et 14 % pour les étudiants « scolaires » (
tableau 22.04). Dans les écoles de commerce, 38 % des apprentis ont des parents cadres et 25 % des parents employés/ouvriers, contre respectivement 58 % et 10 % chez les étudiants « scolaires », avec toutefois un fort taux de
PCS non renseignées.