Le programme-cadre Horizon Europe, doté d’un budget de 95,5 Md€ pour la période 2021‑2027, constitue le principal instrument européen de soutien à la recherche et à l’innovation. En janvier 2026, plus de 55 % de son budget avait déjà été engagé.
La France se maintient au 2e rang des bénéficiaires d’Horizon Europe avec 11,3 % des financements obtenus, contre 15,8 % pour l’Allemagne (
tableau 34.01). Les dix premiers pays concentrent à eux seuls 74,5 % des financements alloués. Le taux de réussite en financement de la France dépasse la moyenne européenne de plus de trois points et est supérieur à celui de l’Allemagne. En revanche avec 9,2 % des participations et 8,4 % des coordinations, la présence française dans le pilotage des projets collaboratifs reste inférieure à celle des principaux pays. Bien que les propositions de projets soient de qualité, la France ne représente que 7,5 % de la demande totale de soutien (
tableau 34.01). Cette tendance, déjà observée sur les trois dernières années du précédent programme Horizon 2020, se maintient dans Horizon Europe.
Dans le cadre du Conseil européen de la recherche (
ERC), qui soutient des projets fondés sur l’excellence scientifique, la France obtient 12 % des financements et se place au deuxième rang derrière l’Allemagne (21,7 %). Les institutions françaises, allemandes et néerlandaises captent ensemble près de 45 % des financements
ERC. Les institutions françaises accueillent 11,7 % des porteurs de projets pour un taux de réussite de 19,4 %, légèrement inférieur à celui des Pays-Bas et de l’Allemagne (
tableau 34.02). Le
CNRS est la première institution d’accueil en Europe avec 308 porteurs de projets lauréats depuis 2021, soit 5,1 % du total européen et près de 44 % des projets
ERC hébergés par une institution française, confirmant son rôle moteur dans la dynamique nationale (
graphique 34.03).
La France occupe une position notable dans le programme Climat, énergie et mobilité qui vise à accélérer la double transition verte et numérique vers la neutralité climatique en Europe d’ici 2050. Avec 13,7 % des financements obtenus, elle se place en 2e position derrière l’Allemagne (15,9 %). C’est le programme, après l’
ERC, dans lequel la part française est la plus élevée. Le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (
CEA), l’Office national d’études et de recherches aérospatiales (
ONERA), Airbus et Safran participent notamment à des projets sur l’hydrogène propre et l’aviation durable (
graphique 34.04).
L’Allemagne demeure le partenaire privilégié de la France, les équipes allemandes étant impliquées dans plus de trois projets collaboratifs sur cinq associant au moins une équipe française. Le programme Numérique, industrie et espace, est celui où la relation franco-allemande est proportionnellement la plus forte. Les deux pays sont notamment associés au sein de l’entreprise commune EuroHPC sur le calcul haute performance (
graphique 34.05).
Dans le cadre des missions européennes, la France collabore davantage avec l’Espagne. Dans la mission Villes neutres pour le climat et intelligentes (78,9 %), qui vise à engager 100 villes européennes vers la neutralité climatique d’ici 2030, neuf collectivités françaises et sept villes espagnoles ont été sélectionnées parmi les villes pilotes, plaçant les deux pays parmi ceux disposant du plus grand nombre de villes labellisées.
Dans la mission Adaptation au changement climatique, qui vise à renforcer la résilience de 150 régions européennes d’ici 2030 face aux inondations, sécheresses et vagues de chaleur, la France est partenaire de l’Espagne et de l’Italie respectivement dans 76,7 % et 70 % des projets.