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📄 Source :OVE, Enquête sur les conditions de vie des étudiants 2010.

 Champ :étudiants inscrits l'année 2009-2010 en universités (France entière), instituts catholiques, classes supérieures de lycées (STS et CPGE, public MEN-MESR, France métropolitaine) écoles d'ingénieurs (cycle ingénieur), de management (écoles des groupes I et II reconnues par l’État, IFSI, écoles artistiques et culturelles du Ministère de la culture et de la communication.

La 6ème édition de l’enquête Conditions de vie des étudiants de l’Observatoire national de la vie étudiante (OVE) a été réalisée au printemps 2010. L’échantillon a été élargi par rapport aux éditions précédentes. L’enquête couvre, en plus des universités et des classes supérieures de lycée interrogées jusqu’alors, les écoles d’ingénieurs, les écoles de commerce, gestion et vente, les instituts de formation en soins infirmiers et les écoles sous tutelle du Ministère de la culture et de la communication. Plus de 130 000 étudiants ont été invités, par courrier, à répondre à un questionnaire sur Internet. 33 009 étudiants ont participé, soit un taux de réponse légèrement supérieur à 25 %.

Pour garantir une meilleure représentativité, les données brutes sont pondérées en référence aux données centralisées par les services statistiques des ministères de tutelle sur les inscriptions effectives dans les établissements. Les enquêtés représentent ainsi les 2 150 000 étudiants inscrits au cours de l’année universitaire 2009-2010 dans ces formations, soit 85 % des effectifs de l’enseignement supérieur.

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14 la vie étudiante : fragilités psychologiques Imprimer la page  Télécharger le pdf

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Le volume de travail studieux des différentes filières, la superposition de plusieurs emplois du temps (études et vie professionnelle) ainsi que l’autonomisation grandissante au fil des études sont autant de facteurs qui accroissent les risques de fragilisation psychologique de la population étudiante.

Si les étudiants s’estiment globalement en bonne santé (73 %), nombreux sont ceux qui déclarent éprouver des symptômes de mal-être. Trois quart d’entre eux se déclarent fatigués et un sur deux nerveux. 35 % des étudiants se disent déprimés et un sur quatre souffre d’isolement (graphique 14.01). La poursuite d’études supérieures peut donc être une source de tension, plus ou moins exacerbée selon les filières et les caractéristiques des étudiants.

La charge de travail, variable selon les filières, influe sur les états de stress ou de fatigue. Les étudiants des Classes Préparatoires aux Grandes Écoles (CPGE) éprouvent, plus souvent que les autres, ce sentiment de mal-être qui se traduit notamment par des problèmes de sommeil ou de fatigue, de nervosité ou un isolement (tableau 14.02).

Un étudiant sur deux exerce une activité rémunérée durant l’année universitaire. La gestion de ce double emploi du temps est source de tension. Les étudiants travaillant au moins à mi-temps 6 mois dans l’année ou plus déclarent plus que les autres des problèmes de sommeil, de fatigue ou de nervosité. Pour autant, ils sont moins nombreux à se sentir isolés (20 % contre 26 %) ou déprimés (27 % contre 35 %). Le travail rémunéré en plus des études aurait donc pour effet d’accroître la fatigue par l’accumulation d’heures hebdomadaires mais réduirait dans le même temps l’isolement des étudiants-travailleurs par l’augmentation des relations sociales et des interactions professionnelles. Mais pour les étudiants qui déclarent éprouver des difficultés à concilier études et travail rémunéré, l’insertion dans le monde du travail ne réduit ni les états dépressifs ni le sentiment d’isolement (graphique 14.03). Ils se disent même plus souvent que les autres sujets à ces maux.

Enfin, les problèmes de sommeil et de nervosité ont tendance à augmenter avec l’avancée en âge tandis que les sentiments de fatigue et de déprime diminuent (graphique 14.04). Les jeunes étudiants vivant encore chez leurs parents développent des symptômes de mal-être plus proches de ceux des adolescents alors qu’à l’inverse, les plus âgés, plus fréquemment impliqués dans des dynamiques plurielles (notamment salariales), déclarent des symptômes plus proches de ceux des salariés classiques (fatigue, nervosité, sentiment d’être débordés). A contrario, les facteurs sociaux n’influencent que peu le jugement des étudiants sur leur santé.

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 Champ :étudiants inscrits l'année 2009-2010 en universités (France entière), instituts catholiques, classes supérieures de lycées (STS et CPGE, public MEN-MESR, France métropolitaine) écoles d'ingénieurs (cycle ingénieur), de management (écoles des groupes I et II reconnues par l’État, IFSI, écoles artistiques et culturelles du Ministère de la culture et de la communication.

Pour citer cet article :

BELGHITH Feres, LE CORGNE Simon, VERLEY Élise. La vie étudiante : fragilités psychologiques. In : État de l'Enseignement supérieur et de la Recherche en France - 45 indicateurs [en ligne]. LEFEBVRE Olivier (dir.). Paris : Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, 2013 (6e éd.), fiche 14, p. 40-41 [Consulté le 25/05/2019]. Disponible à l'adresse : https://publication.enseignementsup-recherche.gouv.fr/eesr/6/EESR6_ES_14-la_vie_etudiante_fragilites_psychologiques.php

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La 6ème édition de l’enquête Conditions de vie des étudiants de l’Observatoire national de la vie étudiante (OVE) a été réalisée au printemps 2010. L’échantillon a été élargi par rapport aux éditions précédentes. L’enquête couvre, en plus des universités et des classes supérieures de lycée interrogées jusqu’alors, les écoles d’ingénieurs, les écoles de commerce, gestion et vente, les instituts de formation en soins infirmiers et les écoles sous tutelle du Ministère de la culture et de la communication. Plus de 130 000 étudiants ont été invités, par courrier, à répondre à un questionnaire sur Internet. 33 009 étudiants ont participé, soit un taux de réponse légèrement supérieur à 25 %.

Pour garantir une meilleure représentativité, les données brutes sont pondérées en référence aux données centralisées par les services statistiques des ministères de tutelle sur les inscriptions effectives dans les établissements. Les enquêtés représentent ainsi les 2 150 000 étudiants inscrits au cours de l’année universitaire 2009-2010 dans ces formations, soit 85 % des effectifs de l’enseignement supérieur.

 

14.01 Proportions d’étudiants ayant ressenti des symptômes de mal-être au cours de la semaine précédent l’enquête (en %)

Aucun Symptôme
Solitude/Isolement
Déprime
Problèmes de sommeil
Nervosité/Tension
Fatigue
 Champ : France entière.

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14.02 Symptômes de mal-être selon la filière (en %)

 
Problèmes de Sommeil Fatigue Déprime Nervosité Isolement Aucun
Université 40 75 36 49 27 13
Santé 36 80 33 53 27 12
IUFM 42 80 32 58 24 9
IUT 33 73 30 42 20 16
STS 38 76 35 43 24 13
CPGE 42 88 45 61 26 7
IFSI 40 85 33 59 22 9
Écoles d'Ingénieurs 27 72 28 37 20 18
Écoles de Commerce 34 74 31 44 22 15
Écoles de la Culture 41 78 40 58 26 10

 Champ : France entière.

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14.03 Symptôme de mal-être selon l’activité rémunérée et la gestion travail/études (en %)

Problèmes de sommeil
Fatigue
Déprime
Nervosité
Solitude
  
Étudiants qui ne travaillent pas
Étudiants qui travaillent et n'ont pas de mal à concilier travail et études
Étudiants qui travaillent et ont du mal à concilier travail et études
 Champ : France entière.

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14.04 Évolution des symptômes de mal-être selon l’âge et la décohabitation

  
Problèmes de sommeil
Fatigue
Déprime
Nervosité
Solitude

1 Âge moyen de décohabitation.

 Champ : France entière.

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