À la rentrée 2021, les licences générales en université (hors L.AS) et les brevets de technicien supérieur (
BTS) sont les formations accueillant le plus de néo-bacheliers entrant dans l’enseignement supérieur, respectivement 36 % et 25 % des bacheliers 2021 (
graphique 25.01). Les autres bacheliers s’inscrivent principalement en institut universitaire de technologie (
IUT, 9 %), en classe préparatoire aux grandes écoles (
CPGE, 8 %), en cursus de santé (7 %) ou encore en école d’ingénieur et de commerce (5 %).
La part de sortants augmente au fil du temps, de 15 % pour l’issue de la première année (en 2022‑23) à 43 % trois ans plus tard, lors de la dernière année d’observation (2024‑25). Il peut s’agir d’étudiants qui arrêtent leurs études notamment pour entrer sur le marché du travail, ou bien qui les poursuivent à l’étranger ou dans des formations pour lesquelles les données individuelles ne sont pas disponibles.
La proportion de bacheliers 2021 inscrits dans les écoles de commerce ou d’ingénieurs augmente aussi au fil du temps pour atteindre 12 % en 2024‑25. Ces écoles reçoivent chaque année des flux d’étudiants venus notamment de
CPGE, d’
IUT et de
BTS (
graphique 25.02).
Parmi les étudiants entrés en L1 en 2021, 25 % ont redoublé leur L1 et 18 % ne se sont pas réinscrits dans l’enseignement supérieur en 2022. Malgré les difficultés de début de parcours, à la fin de l’année 2023‑24, dernière année d’observation sur la diplomation, près du tiers (32 %) des inscrits en L1 est diplômé d’une licence en 3 ans.
Les taux de redoublement et d’abandon sont plus faibles pour les inscrits en
IUT. Plus de la moitié (55 %) des néo-bacheliers qui s’inscrivent en
IUT obtiennent leur bachelor universitaire de technologie (
BUT) en 3 ans. Ils peuvent ensuite sortir de l’enseignement supérieur (21 % des inscrits en 1ère année de
BUT en 2021) ou poursuivre en école d’ingénieur ou de commerce (12 %), en master (10 %) ou encore dans d’autres formations (12 %).
Trois années après leur entrée dans l’enseignement supérieur, 27 % de la cohorte des entrants dans l’enseignement supérieur ne sont plus inscrits dans une formation, sans avoir validé de diplôme (
graphique 25.03), et 16 % d’entre eux ne sont plus inscrits tout en ayant obtenu un diplôme. Pour la moitié de ces derniers, il s’agit d’un diplôme de niveau Bac + 3 (des licences générales ou professionnelles, des
BUT ou d’autres diplômes du supérieurs). L’autre moitié est constituée d’étudiants diplômés de
BTS, en général dès la 2ème année.
Les trois-cinquième de la cohorte (58 %) sont encore inscrits en 2024‑25. Près du quart n’a jamais redoublé ou s’est réorienté « sans perdre de temps » et sont inscrits en 4ème année d’études : 11 % en
M1 à la rentrée 2024, 8 % en école de commerce et d’ingénieur, 2 % en cursus de santé et 4 % dans les autres formations.
Les étudiants inscrits en
IUT en 2021 sont plus fréquemment diplômés 3 ans après le bac (64 %), suivis de ceux inscrits en
STS (52 %). Les étudiants qui s’étaient inscrits en cursus de santé, en
CPGE ou directement en école de commerce ou d’ingénieurs sont les moins nombreux à être diplômés en 2023‑24 (respectivement 9 %, 16 % et 23 %). Ils se sont engagés dans des études longues, en général sans avoir la possibilité de valider des diplômes intermédiaires. Ils sont cependant plus nombreux à être inscrits dans une formation de niveau Bac + 3 ou plus à la rentrée 2024 que les étudiants qui s’étaient engagés dans d’autres filières.