état de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation en France n°19
état de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation en France n°19
 
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Les parcours des entrants dans l’enseignement supérieur

Parmi les néo-bacheliers inscrits dans l’enseignement supérieur français à la rentrée 2021, près de 40 % ont obtenus au moins un diplôme trois années plus tard. Les inscrits en STS et en IUT sont plus fréquemment diplômés dans ce délai que les étudiants en licence générale, en santé, en classes préparatoires ou en formations dans des écoles d’ingénieur et de commerce.
 
 
À la rentrée 2021, les licences générales en université (hors L.AS) et les brevets de technicien supérieur (BTS) sont les formations accueillant le plus de néo-bacheliers entrant dans l’enseignement supérieur, respectivement 36 % et 25 % des bacheliers 2021 (graphique 25.01). Les autres bacheliers s’inscrivent principalement en institut universitaire de technologie (IUT, 9 %), en classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE, 8 %), en cursus de santé (7 %) ou encore en école d’ingénieur et de commerce (5 %).

La part de sortants augmente au fil du temps, de 15 % pour l’issue de la première année (en 2022‑23) à 43 % trois ans plus tard, lors de la dernière année d’observation (2024‑25). Il peut s’agir d’étudiants qui arrêtent leurs études notamment pour entrer sur le marché du travail, ou bien qui les poursuivent à l’étranger ou dans des formations pour lesquelles les données individuelles ne sont pas disponibles.

La proportion de bacheliers 2021 inscrits dans les écoles de commerce ou d’ingénieurs augmente aussi au fil du temps pour atteindre 12 % en 2024‑25. Ces écoles reçoivent chaque année des flux d’étudiants venus notamment de CPGE, d’IUT et de BTS (graphique 25.02).

Parmi les étudiants entrés en L1 en 2021, 25 % ont redoublé leur L1 et 18 % ne se sont pas réinscrits dans l’enseignement supérieur en 2022. Malgré les difficultés de début de parcours, à la fin de l’année 2023‑24, dernière année d’observation sur la diplomation, près du tiers (32 %) des inscrits en L1 est diplômé d’une licence en 3 ans.

Les taux de redoublement et d’abandon sont plus faibles pour les inscrits en IUT. Plus de la moitié (55 %) des néo-bacheliers qui s’inscrivent en IUT obtiennent leur bachelor universitaire de technologie (BUT) en 3 ans. Ils peuvent ensuite sortir de l’enseignement supérieur (21 % des inscrits en 1ère année de BUT en 2021) ou poursuivre en école d’ingénieur ou de commerce (12 %), en master (10 %) ou encore dans d’autres formations (12 %).

Trois années après leur entrée dans l’enseignement supérieur, 27 % de la cohorte des entrants dans l’enseignement supérieur ne sont plus inscrits dans une formation, sans avoir validé de diplôme (graphique 25.03), et 16 % d’entre eux ne sont plus inscrits tout en ayant obtenu un diplôme. Pour la moitié de ces derniers, il s’agit d’un diplôme de niveau Bac + 3 (des licences générales ou professionnelles, des BUT ou d’autres diplômes du supérieurs). L’autre moitié est constituée d’étudiants diplômés de BTS, en général dès la 2ème année.

Les trois-cinquième de la cohorte (58 %) sont encore inscrits en 2024‑25. Près du quart n’a jamais redoublé ou s’est réorienté « sans perdre de temps » et sont inscrits en 4ème année d’études : 11 % en M1 à la rentrée 2024, 8 % en école de commerce et d’ingénieur, 2 % en cursus de santé et 4 % dans les autres formations.

Les étudiants inscrits en IUT en 2021 sont plus fréquemment diplômés 3 ans après le bac (64 %), suivis de ceux inscrits en STS (52 %). Les étudiants qui s’étaient inscrits en cursus de santé, en CPGE ou directement en école de commerce ou d’ingénieurs sont les moins nombreux à être diplômés en 2023‑24 (respectivement 9 %, 16 % et 23 %). Ils se sont engagés dans des études longues, en général sans avoir la possibilité de valider des diplômes intermédiaires. Ils sont cependant plus nombreux à être inscrits dans une formation de niveau Bac + 3 ou plus à la rentrée 2024 que les étudiants qui s’étaient engagés dans d’autres filières.
 
 
Pour pouvoir retracer les parcours des étudiants, seules sont mobilisées les formations pour lesquelles les données d’inscriptions individuelles sont disponibles. Elles représentent 94 % des 541 000 inscriptions de bacheliers 2021 entrants dans l’enseignement supérieur français.

Le champ n’est donc pas constitué de la totalité des néo-bacheliers inscrits dans le supérieur durant l’année universitaire 2021‑22, mais de 510 000 d’entre eux. Il ne comprend pas, notamment, les étudiants inscrits en BTS-agricole ou dans certaines formations médico-sociales.

Le « cursus santé » comprend les inscriptions en PASS, en L.AS, ainsi qu’en médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie et kinésithérapie (MMOPK).

Pour l’année 2021, la modalité « écoles de commerce et d’ingénieurs » se répartit en 60 % d’inscription en écoles de commerce et 40 % en écoles d’ingénieurs.

La modalité « autres formations » est très diverse. À la rentrée 2021, les plus importants contingents d’étudiants qui en font partie sont inscrits en IFSI (instituts de formation en soins infirmiers ; 25 %), en licences hors université (9 %), en formations d’ingénieurs en université (7 %), en diplômes nationaux des métiers des arts et du design (DNMADE ; 7 %), en diplômes de comptabilité générale (5 %) » ou encore en formations paramédicales (3 %).

Les données relatives aux inscriptions et aux diplômes obtenus à l’université (BUT, licence et master, PASS et L.AS, etc.) et en école sont issues du dispositif SISE, sur la base des inscriptions administratives et non d’une présence effective. Les inscriptions en STS et CPGE sont issues du dispositif SCOLARITE et SCOLEGE. Les résultats sur la réussite en BTS portent sur l’ensemble des étudiants inscrits en 1ère année de STS (hors apprentissage) en 2021 et des présents aux examens. Les informations sur l’ensemble des diplômés ne sont disponibles que jusqu’à la session 2023‑24. Enfin, le système d’information des formations d’apprentis (SIFA) recueille les inscriptions des étudiants inscrits en apprentissage dans le supérieur.


MESRE-DGESIP/DGRI-SIES, SISE
MESRE-DGESIP/DGRI-SIES, SCOLARITÉ
MEN-MESRE-DEPP, SIFA (système d'information de la formation des apprentis) (situation au 31 décembre de l'année scolaire)


Julien Silhol (SIES A2.1)
Caroline Wirth (SIES A2.1)

 
25.01
France entière
2021‑22
2022‑23
2023‑24
2024‑25
Licence générale
Licence professionnelle
Master 1
BTS
BUT
Cursus santé
CPGE
Écoles d'ingenieur et de commerce
Autres formations
Sortis diplômés
Sortis non diplômés
 
Sources MESRE-DGESIP/DGRI-SIES
MEN-MESRE-DEPP

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25.02
France entière
Licence générale
 
BUT
CPGE
Autres formations
 
 
BTS
PASS ou L.AS
Écoles d'ingénieur et de commerce
 
Ensemble
Diplômés 38 %
Diplômés 52 %
Diplômés 64 %
Diplômés 9 %
Diplômés 16 %
Diplômés 23 %
Diplômés 34 %
Diplômés 39 %
Licence générale
Licence professionnelle
BTS
BUT
Autres diplômes
Non diplômés
 
Lecture : À la rentrée 2024, 38 % des néo-bacheliers inscrits en licence générale (hors L.AS) en 2021 sont diplômés : 32 % ont comme plus haut diplôme une licence générale, 4 % un BTS et 2 % un autre diplôme du supérieur.
Champ : Les néo-bacheliers inscrits dans une formation du supérieur à la rentrée 2021 en France.
Sources MESRE-DGESIP/DGRI-SIES
MEN-MESRE-DEPP

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25.03
France entière
Licence générale
 
BUT
CPGE
Autres formations
 
 
BTS
PASS ou L.AS
Écoles d'ingénieur et de commerce
 
Ensemble
Non-inscrits dans l'enseignement supérieur
Inscrits dans une formation Bac + 2 ou au-delà
Inscrits dans une formation Bac + 3 ou au-delà
 
Lecture : À la rentrée 2024, 36 % des néo-bacheliers inscrits en licence générale (hors L.AS) en 2021 ne sont plus inscrits dans une formation de l’enseignement supérieur en 2024, 19 % poursuivent dans une formation de niveau inférieur ou égale à Bac + 2 et 45 % dans une formation de niveau supérieur ou égale à Bac + 3.
Champ : Les néo-bacheliers inscrits dans une formation du supérieur à la rentrée 2021 en France.
Sources MESRE-DGESIP/DGRI-SIES
MEN-MESRE-DEPP

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