Plusieurs indicateurs mesurent la diplomation dans l’enseignement supérieur dans la population. Les premiers, comparables entre pays ou entre périodes, sont des proportions de diplômés dans des groupes d’âges. Les seconds, proportions de diplômés mesurées dans des cohortes de sortants et proportions de nouveaux diplômés par classes d’âges, rendent compte des évolutions récentes.
La France est le 18e pays de l’
OCDE pour sa proportion de diplômés de l'enseignement supérieur aux âges de pleine activité, de 25 à 64 ans. En 2024, la proportion française (43 %) est un peu au-dessus de la proportion moyenne des pays de l'
OCDE (41 %) (
graphique 26.01). La France est ainsi largement devancée par le Canada (avec la proportion de diplômés du supérieur la plus importante, 65 %), l’Irlande (58 %), la Corée du sud (56 %), mais également le Royaume-Uni (54 %), l’Australie (53 %), la Suède (52 %) et les Etats-Unis (51%). À l’inverse, elle se positionne devant l’Allemagne (34 %) et l’Italie (22 %). L’allongement des études et la hausse des effectifs étudiants sont des tendances qui concernent de nombreux pays, d’où des jeunes générations plus diplômées que les précédentes, en particulier les 25 à 34 ans. La France est le 11e pays de l’
OCDE pour sa part de jeunes de 25 à 34 ans diplômés de l'enseignement supérieur (53 %). La France est un des pays de l’
OCDE pour lesquels ces générations comptent les plus fortes proportions de diplômés de formations supérieures courtes (8e rang) et les plus faibles de diplômés d’une licence, d’une ancienne maîtrise ou d’un diplôme équivalent (30e rang). Comme dans les formations supérieures courtes, les titulaires de masters, diplômes d’ingénieurs, commerce et doctorats de santé sont bien représentés parmi les 25‑34 ans (4e rang ;
graphique 26.02).
L’Union européenne a atteint, en 2019, l’objectif de Lisbonne, associé à l'émergence d'une société des connaissances, qui était fixé à 40 % de jeunes adultes de 30‑34 ans titulaires d’un diplôme d’enseignement supérieur pour 2020. En 2024, la France compte 52 % de diplômés du supérieur à cet âge, soit davantage que dans l’ensemble de l’Union européenne où cette part s’élève à 45 %.
Un deuxième indicateur permet d’appréhender, au niveau national, les diplômes obtenus par les jeunes sortis récemment de formation initiale : il mesure la proportion des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur, parmi les sortants. Cette proportion atteint 52 % pour les jeunes sortis de 2021 à 2023, dont 29 % sortent diplômés de niveau master, 12 % de niveau licence et 10 % ont validé des études supérieures courtes (
tableau 26.03). Le développement des cycles « Licence Master Doctorat » (
LMD), favorise la poursuite d’études au niveau du master (M). La part des sortants diplômés du supérieur est en progression depuis 10 ans (52 % après 44 %).
Parmi les sortants de formation initiale, 38 % possèdent au plus un diplôme de l'enseignement secondaire du second cycle. Par ailleurs, 10 % possèdent uniquement le diplôme national du brevet ou n'ont aucun diplôme.