En 2023, 678 500 personnes participent à une activité de
R&D en France. Cela correspond à 513 200 personnes en équivalent temps plein recherche (
ETP), effectif en progression de 2,4 % par rapport à 2022 (
tableau 38.01). Les chercheurs représentent 69 % du personnel de recherche, en
ETP. Leur effectif en
ETP a progressé de 3,9 % en un an. Le nombre de personnels de soutien, en
ETP, a diminué de 0,8 % par rapport à 2022. Le ratio « personnel de soutien pour un chercheur » a diminué à 0,44 en 2023 après 0,46 en 2022 et 0,49 en 2021.
En 2023, les entreprises emploient 222 400 chercheurs en
ETP. Ce nombre a progressé de 5,0 % par rapport à 2022. Dans le secteur des administrations, le nombre de chercheurs a augmenté de 2,1 % par rapport à 2022 et atteint 134 000
ETP.
Depuis 2002, les chercheurs sont plus nombreux à travailler dans les entreprises que dans les administrations. En 2023, 62 % de l’ensemble des chercheurs en
ETP travaillent en entreprise. La répartition des personnels de soutien en
ETP suit la même structure, 57 % d’entre eux travaillant en entreprise.
Dans les entreprises, 55 % des chercheurs travaillent dans l‘industrie manufacturière, 42 % dans les services et 3 % dans la branche « primaire, énergie et construction » (
graphique 38.02).
Sur les trente-deux branches bénéficiaires de la recherche, 5 concentrent plus de la moitié de l’effectif en
ETP de chercheurs : « Activités spécialisées, scientifiques et techniques » (16 %), « Activités informatiques et services d’information » (15 %), « Construction aéronautique et spatiale » (9 %), « Édition, audiovisuel et diffusion » (8 %) et « Industrie automobile » (7 %).
Entre 2018 et 2023, les effectifs de chercheurs en
ETP dans les services ont augmenté presque 5 fois plus vite (+ 34 %) que ceux travaillant dans l’industrie manufacturière (+ 7 %).
En 2023, dans les administrations, les chercheurs représentent 66 % des effectifs
ETP de recherche, part stable depuis 2017, avec des différences sensibles selon le type d’établissement, allant de 41 % dans les
CHU et centres de lutte contre le cancer à 70 % dans les
EPIC et 77 % dans les universités et établissements d'enseignement supérieur sous tutelle du
MESRE. Leur part est de 59 % dans les
EPST y compris
CNRS.
Dans les administrations, la majorité du personnel de recherche (en personnes physiques) est titulaire de son poste (68 % en 2023). La part des non-titulaires est stable entre 2022 et 2023. Dans les
EPST, elle passe de 33 % en 2022 pour les chercheurs à 35 % en 2023, et de 25 % pour le personnel de soutien en 2022 à 27 % en 2023. Dans les
EPIC, un chercheur sur cinq est non titulaire en 2023 comme en 2022. Dans l’ensemble des administrations, les non-titulaires représentent 33 % des chercheurs et 31 % des personnels de soutien(et l’écart se réduit (
graphique 38.03). Dans les associations (
ISBL), 73 % des personnels de recherche et 68 % des chercheurs disposent d’un contrat à durée indéterminée.
En 2023, au sein de l’Union européenne à 27 pays (UE27), la France avec 356 400 chercheurs en
ETP, occupe la deuxième position en nombre de chercheurs en
ETP, derrière l’Allemagne (500 200
ETP). Au niveau mondial, la Chine occupe la première place avec 3,0 millions de chercheurs en
ETP en 2023, devant l’UE27 (2,1 millions en 2023) et les États-Unis (1,7 million en 2022).
Si l’on rapporte le nombre de chercheurs en
ETP aux emplois (
graphique 38.04), avec 12,2 chercheurs pour mille emplois en 2023, la France se place derrière Singapour (12,5 ‰), l’Autriche (12,8 ‰) et la Corée du Sud (17,3 ‰), mais devant le Japon (10,2 ‰), les États-Unis (10,5 ‰ en 2022) et l’Allemagne (10,9 ‰). Plusieurs pays moins peuplés se situent aux premiers rangs mondiaux, notamment la Suède (17,2 ‰), la Finlande (16,8 ‰) et le Danemark (16,4 %).