En 2023, la dépense intérieure de recherche et développement des entreprises (
DIRDE) s’élève à 40,6 milliards d’euros (Md€) et celle des administrations (
DIRDA) à 20,9 Md€. Par rapport à 2022, la
DIRD diminue de 0,5 % en volume et résulte de la baisse des dépenses des entreprises (- 0,5 %) et de celle des administrations (- 0,4 %) (
tableau 44.01). En 2024, la
DIRD devrait augmenter de 1,3 % en volume, suite à une augmentation des dépenses de
R&D des entreprises (+ 1,3 %) et des administrations (+ 1,4 %).
La répartition de la
DIRDE dans les principales branches bénéficiaires de la recherche témoigne d’une concentration importante (
tableau 44.02). Six branches de recherche sur 32 totalisent plus de la moitié du potentiel de
R&D : les activités spécialisées, scientifiques et techniques (12 % de la
DIRDE), l’industrie automobile (11 %), la construction aéronautique et spatiale (10 %), les activités informatiques et services d’information (9 %), l’industrie pharmaceutique (7 %) et l’édition, audiovisuel, diffusion (6 %). Les dépenses de
R&D de l’industrie automobile diminuent de 2,5 % en volume et celles de la construction aéronautique et spatiale de 0,1 %. Les dépenses de
R&D de l’industrie pharmaceutique diminuent de nouveau en 2023 (- 12,8 % en volume en 2023) après une hausse de 7,6 % en 2022. Les dépenses des activités spécialisées, scientifiques et techniques continuent leur progression en 2023 (+ 1,5 % sur un an, et + 5,5 % par an en moyenne entre 2018 et 2023).
Les branches de services concentrent 30 % de la
DIRDE, soit 12,2 Md€. Entre 2018 et 2023, elles ont été très dynamiques dans leur ensemble, leur
DIRDE progressant de 3,8 % en volume en moyenne annuelle. Sur la même période, la
DIRDE des branches des industries manufacturières (66 % de la
DIRDE) diminue de 0,3 % en volume en moyenne annuelle et celle des branches du primaire, de l’énergie et de la construction (4 % de la
DIRDE) augmentent de 1,3 %.
En 2023, la part des entreprises dans l’exécution des travaux de
R&D en France s’élève à 66 % et se situe au niveau de la moyenne des pays de l’UE27 (66 %), de l’Allemagne et du Royaume-Uni (69 % chacun) (
graphique 44.03). Elle est nettement inférieure à celle observée en Corée du Sud, au Japon (79 % chacun) et aux États-Unis (78 %). Néanmoins, la recherche des entreprises françaises ne couvre pas tout le champ technologique et industriel national : une part non négligeable de la
R&D technologique de haut niveau est assurée par les organismes publics de recherche ou les fondations.
La recherche publique, qui représente 34 % de la
DIRD, est effectuée dans les organismes de recherche (51 % de la
DIRDA et 10,6 Md€ en 2023), les établissements d’enseignement supérieur et de recherche, les
CHU et les
CLCC (43 %), le secteur associatif (5 %) et les ministères et autres établissements publics (2 %) (
graphique 44.04). En 2023, les établissements publics à caractère scientifique et technologique (
EPST) réalisent 31 % de la
DIRDA. Ils sont de taille très hétérogène : le
CNRS, multidisciplinaire, exécute 18 % de la
DIRDA, Inrae et l’
Inserm 10 % à eux deux, les autres
EPST représentant ensemble 3 % de la
DIRDA. Les établissements publics à caractère industriel et commercial (
EPIC) réalisent, pour leur part, 20 % de la
DIRDA. L’activité de recherche est aussi très concentrée dans les
EPIC, avec 14 % de la
DIRDA pour le
CEA civil et 2 % pour le
CNES, les autres
EPIC représentant ensemble 4 % de la
DIRDA.
La
R&D effectuée dans les établissements d’enseignement supérieur et de recherche représente 34 % de la
DIRDA pour un montant de 7,0 Md€, tandis que celle effectuée dans les
CHU et les
CLCC représente 9 % de la
DIRDA pour un montant de 1,9 Md€. Les associations contribuent pour 5 % et 1,0 Md€ à la
DIRDA.