En 2023, les entreprises ont dépensé 3,7 milliards d’euros (Md€) dans le cadre de leurs travaux de
R&D en biotechnologie. Le poids des biotechnologies s’établit ainsi à 9 % de la
DIRDE globale après 11 % en 2022. (
tableau 56.01). En nombre d’entreprises, 14 % des entreprises ayant une activité de
R&D en France sont actives dans ce domaine (
graphique 56.02), après 11 % en 2022.
La
DIRD globale (tous domaines de recherche confondus) des entreprises actives en biotechnologie s’établit à 8,8 Md€ : sur ce montant, la part des dépenses intérieures de recherche et développement dévolues aux biotechnologies est de 42 %.
En 2023, 69 % des entreprises actives en biotechnologies sont dites « spécialisées » dans ce domaine, c’est-à-dire qu’elles y consacrent au moins 75 % de leurs dépenses intérieures en
R&D. Ces entreprises spécialisées en biotechnologies réalisent 81 % de l’ensemble des dépenses en biotechnologies sur le territoire national, soit 3,0 Md€ d’investissements.
La
R&D en biotechnologie est davantage réalisée par des entreprises de petite taille (
graphique 56.03). Ainsi, 65 % des entreprises actives et 71 % des entreprises spécialisées dans ce domaine emploient moins de 20 salariés en 2023. On compte relativement peu de grosses structures parmi les entreprises spécialisées en biotechnologie. Seules 6 % d'entre elles ont un effectif salarié d'au moins 250 personnes, contre 11 % des entreprises actives dans ce domaine et 11 % de l’ensemble des entreprises actives en
R&D.
Représentant 40 % des dépenses de
R&D engagées en biotechnologie (
graphique 56.04), l’industrie pharmaceutique demeure, en 2023, la principale branche de recherche investissant dans ce domaine. Cette proportion est en baisse sensible sur un an (46 % en 2022). Par ailleurs, l’industrie pharmaceutique ne mobilise que 6 % des entreprises actives en biotechnologies, alors que les activités spécialisées, scientifiques et techniques impliquent 58 % des entreprises du domaine. Le poids de cette dernière branche est de 33 % en dépenses dans la
DIRDE dédiée au domaine. Ces deux principales branches représentent ainsi, à elles deux, 73 % de l’ensemble des dépenses de recherche dévolues aux biotechnologies. L’industrie chimique occupe la troisième place avec 7 % des dépenses dédiées au domaine. Viennent ensuite la fabrication de denrées alimentaires, boissons et produits à base de tabac (6 % des dépenses ciblées) et l’agriculture, sylviculture et pêche (5 % de cet agrégat, pour un poids de 8 % en nombre d’entreprises actives dans le domaine).