État de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation en France n°12
 
24

l’insertion à 7 ans des sortants de l’enseignement supérieur en 2010

Après sept années de vie active, 90 % des jeunes sortis de l’enseignement supérieur en 2010 occupent un emploi. Leur taux de chômage est de 6 % quand celui de l’ensemble de la Génération 2010 atteint 14 %. Toutefois, les situations varient selon le plus haut diplôme obtenu et sa spécialité : la licence générale ou les spécialités tertiaires du niveau Bac + 2 sont associées aux situations les moins favorables des diplômés.
 
 
Entrée sur le marché de l’emploi dans un contexte marqué par la crise, la Génération 2010 a vu sa situation s’améliorer au fil des années. Le taux de chômage des jeunes sortis diplômés de l’enseignement supérieur en 2010 a baissé quasi continuellement tout au long des 7 ans qui ont suivi (graphique 24.01), pour tomber en fin de période en dessous des 5 %. Il reste supérieur à 10 % pour les bacheliers sortis non diplômés de l’enseignement supérieur, et supérieur à 20 % pour les bacheliers sortis sans s’engager dans la poursuite d’études supérieures.

En 2017, 90 % des jeunes sortis de l’enseignement supérieur en 2010 occupent un emploi (tableau 24.02). C’est le cas de 70 % des jeunes sortis de l’enseignement secondaire et de 80 % de l’ensemble de la Génération 2010.

Les non-diplômés de l’enseignement supérieur représentent un cinquième des sortants du supérieur et connaissent, sept ans après leur sortie sans diplôme, les situations les plus difficiles : leur taux de chômage s'élève à 12 % et, parmi ceux en emploi, seuls 5 % des non-diplômés de STS ou IUT sont devenus cadres, et à peine les trois quarts des non-diplômés de licence ont accédé à un emploi stable (emploi à durée indéterminée, EDI). Leurs salaires nets médians sont les plus bas du tableau des sortants de l’enseignement supérieur, à respectivement 1 500 et 1 610 euros.

Les filières professionnelles courtes (STS et IUT), souvent décrites comme facilitant l’accès à l’emploi, se distinguent entre les spécialités industrielles et tertiaires, l’avantage restant aux premières. Les diplômés de Bac + 2 tertiaire connaissent pour leur part un début de carrière plus délicat, avec un taux de chômage encore élevé après sept ans (8 %), un salaire médian parmi les plus faibles des jeunes en emploi (1 683 euros) et une part non négligeable (14 %) de jeunes estimant ne pas se réaliser professionnellement.

La situation des diplômés de licence générale apparaît largement similaire, à ceci près qu’ils sont (un peu) plus souvent cadres – 20 % d’entre eux – et moins souvent en emploi stable – seuls 82 % sont en EDI. Par ailleurs, ils sont les plus nombreux, avec les diplômés d’autres Bac + 3/4 (en grande partie des diplômés de master 1), à considérer être employés en dessous de leur niveau de compétences. Le contraste avec la situation des sortants de licence professionnelle est notable, puisque ces derniers affichent un taux de chômage parmi les plus bas (1,4 %) et un salaire médian de 1 815 euros.

Sept ans après avoir obtenu leur diplôme, les sortants diplômés de Master des spécialités scientifiques et techniques (ST) conservent leur avantage sur les diplômés des spécialités de lettres, sciences humaines et sociales (LSHS). Notamment, leur taux de chômage est plus faible (4,3 % contre 6,1 % en LSHS) et ils sont rares à déclarer ne pas se réaliser professionnellement (6 %).

Aux plus hauts niveaux de diplôme se rencontrent les situations professionnelles les plus avantageuses : celles des diplômés des écoles d’ingénieur et de commerce, d’une part, qui perçoivent les salaires médians les plus élevés, à près de 2 800 euros ; et celles des docteurs, d’autre part, parmi lesquels on trouve la plus grande part de cadres (plus de 9 sur 10).

Entre la première interrogation en 2013 et la dernière en 2017, les situations des sortants de l’enseignement supérieur ont évolué différemment : si les diplômés de grandes écoles et de doctorat ont connu une belle évolution de salaire (graphique 24.03), leur taux d’emploi n’a pas tant augmenté, ceci s’expliquant par un effet de plafond (graphique 24.04). À l’opposé de la hiérarchie des niveaux de sortie, les non-diplômés de l’enseignement supérieur et les diplômés de licence générale ont vu leur taux d’emploi bondir en quatre ans, mais le salaire médian de ceux en emploi a assez peu évolué.
 
 
Les données présentées dans cette fiche sont issues de l’enquête Génération 2010 à 3, 5 et 7 ans. Les données ont été collectées par le Céreq auprès de 33 500 jeunes au printemps 2013, 13 700 jeunes au printemps 2015 et 8 800 jeunes au printemps 2017, représentatifs des 708 000 jeunes sortis du système éducatif en 2010.

Le champ de l’enquête Génération 2010 comprend l’ensemble des primo-sortants du système éducatif en 2010, âgés de moins de 35 ans, de nationalité française ou étrangère et inscrits dans un établissement de formation durant l’année scolaire 2009‑2010 en France métropolitaine et dans les DOM, résidant en France à la date de la première interrogation. Les jeunes qui ont interrompu leurs études pour une durée supérieure ou égale à 12 mois (sauf pour raisons de santé) sont exclus du champ, tout comme les jeunes ayant repris leurs études pendant l’année suivant leur entrée sur le marché du travail.


Céreq, enquête Génération 2010. Sortants de l’enseignement supérieur en 2010 (hors IUFM) en France métropolitaine et dans les DOM (369 000 jeunes)


 
24.01
France métropolitaine + DOM
Sortants du second degré
Non diplômés de l'enseignement supérieur
Diplômés de l'enseignement supérieur court
Diplômés de l'enseignement supérieur long
 
Source Céreq, enquête Génération 2010. Sortants de l’enseignement supérieur en 2010 (hors IUFM) en France métropolitaine et dans les DOM (369 000 jeunes)

Vous pouvez intégrer ce graphique à votre site Web ou à votre blog en copiant ce code HTML et en le collant dans le code source de votre site Web/blog :

<iframe src="https://publication.enseignementsup-recherche.gouv.fr/eesr/FR/EESR12_ES_24/IFR/ILL_01/" width="98%" min-width="500px" height="600px" frameborder="0" scrolling="auto"></iframe>

Au besoin, corrigez les paramètres width (largeur) et height (heuteur) pour adapter l'illustration à la configuration de votre page.

24.02
France métropolitaine + DOM
 
Taux d'emploi (en %) 1 Part de jeunes en reprise d'études/formation (en %)  1 Taux de chômage (en %)  2 Taux de cadres (en %) 3 Taux de professions intermédiaires (en %) 3 Taux d'emploi à durée indéterminée (en %) 3 4 Ne se réalise pas professionnellement (en %) 3 Salaire net médian (en €) 5 Employé en dessous de ses compétences (en %) 5
Sortants du second degré 70 4 23 2 21 71 13 1 454 21
Sortants sans diplôme de licence 79 6 12 9 37 74 12 1 500 30
Sortants sans diplôme de STS, IUT et autre formation 80 4 12 5 40 83 11 1 610 23
Diplômés de BTS/DUT/autre Bac + 2 Tertiaire 87 2 8 14 44 90 14 1 683 29
Diplômés de BTS/DUT/autre Bac + 2 Industrie 93 1 6 9 56 91 9 1 855 26
Diplômés de Bac + 2/3 santé social 98 1 0 2 96 95 6 1 842 12
Diplômés de Licence générale 87 2 8 20 51 82 14 1 658 32
Diplômés de Licence professionnelle 96 1 1 21 60 87 10 1 815 26
Diplômés d'autre Bac + 3/4 92 1 5 36 44 86 15 1 854 37
Master/autre Bac + 5 Lettres, Sciences humaines et sociales 92 1 6 61 30 86 9 2 138 28
Master/autre Bac + 5 Sciences et technologies 92 2 4 68 23 89 6 2 300 24
Écoles d'ingénieurs et de commerce 96 0 3 81 12 97 10 2 792 26
Doctorat dont santé 96 0 3 92 6 91 5 2 747 22
Ensemble des sortants de l'enseignement supérieur 90 2 6 33 42 87 10 1 860 26
Ensemble des sortants du système éducatif 80 3 14 20 33 80 11 1 606 24
 
1 Sortants de l'enseignement supérieur.
2 Sortants de l'enseignement supérieur, actifs en 2017.
3 Sortants de l'enseignement supérieur, en emploi en 2017.
4 CDI, fonctionnaire, emploi non salarié.
5 Sortants de l'enseignement supérieur, en emploi salarié en 2017.
Source Céreq, enquête Génération 2010. Sortants de l’enseignement supérieur en 2010 (hors IUFM) en France métropolitaine et dans les DOM (369 000 jeunes)

Vous pouvez intégrer ce tableau à votre site Web ou à votre blog en copiant ce code HTML et en le collant dans le code source de votre site Web/blog :

<iframe src="https://publication.enseignementsup-recherche.gouv.fr/eesr/FR/EESR12_ES_24/IFR/ILL_02/" width="98%" min-width="500px" height="600px" frameborder="0" scrolling="auto"></iframe>

Au besoin, corrigez les paramètres width (largeur) et height (heuteur) pour adapter l'illustration à la configuration de votre page.

24.03
France métropolitaine + DOM
Non-diplômés
 
Bac + 2/3 Santé-social
Licence professionnelle
Master
 
Doctorat
 
BTSDUT
Licence
Autres Bac + 3/4
Écoles d'ingénieurs et de commerce
 
2013
2015
2017
 
Source Céreq, enquête Génération 2010. Sortants de l’enseignement supérieur en 2010 (hors IUFM) en France métropolitaine et dans les DOM (369 000 jeunes)

Vous pouvez intégrer ce graphique à votre site Web ou à votre blog en copiant ce code HTML et en le collant dans le code source de votre site Web/blog :

<iframe src="https://publication.enseignementsup-recherche.gouv.fr/eesr/FR/EESR12_ES_24/IFR/ILL_03/" width="98%" min-width="500px" height="600px" frameborder="0" scrolling="auto"></iframe>

Au besoin, corrigez les paramètres width (largeur) et height (heuteur) pour adapter l'illustration à la configuration de votre page.

24.04
France métropolitaine + DOM
Non-diplômés
 
Bac + 2/3 Santé-social
Licence professionnelle
Master
 
Doctorat
 
BTSDUT
Licence
Autres Bac + 3/4
Écoles d'ingénieurs et de commerce
 
2013
2015
2017
 
Source Céreq, enquête Génération 2010. Sortants de l’enseignement supérieur en 2010 (hors IUFM) en France métropolitaine et dans les DOM (369 000 jeunes)

Vous pouvez intégrer ce graphique à votre site Web ou à votre blog en copiant ce code HTML et en le collant dans le code source de votre site Web/blog :

<iframe src="https://publication.enseignementsup-recherche.gouv.fr/eesr/FR/EESR12_ES_24/IFR/ILL_04/" width="98%" min-width="500px" height="600px" frameborder="0" scrolling="auto"></iframe>

Au besoin, corrigez les paramètres width (largeur) et height (heuteur) pour adapter l'illustration à la configuration de votre page.

Ministère de l'Enseignement supérieur, de la recherche et de l'Innovation