En 2024, 78,8 % des néo-bacheliers poursuivent leurs études dans l’enseignement supérieur. L’université (y compris
BUT) représente la première filière de poursuite d’études en accueillant 38,4 % d’entre eux. Pour les seuls bacheliers de voie générale, la filière universitaire représente 57,4% des inscriptions, en baisse de 3,7 points par rapport à 2015, au profit des autres formations dont le taux d’inscription augmente de 4,4 points sur la période (dont écoles de commerce, d’ingénieur, paramédicales, sociales et autres établissements privés). Après une baisse progressive depuis 2014 le taux de poursuite des bacheliers généraux en classe préparatoire aux grandes écoles (
CPGE) remonte en 2023 puis en 2024 (10,5 %, + 0,6 point par rapport à 2022). Le taux d’inscription des bacheliers de voie générale en
STS diminue légèrement en 2024 (9,0 %, soit - 0,6 points par rapport à 2023,
tableau 13.01 et
graphique 13.02).
Pour les bacheliers technologiques, les sections de technicien supérieur (
STS) restent la principale filière d’inscription. Leur taux d’inscription en
STS, de 37,8 % en 2024, est de 2,0 points inférieur à celui de l’année précédente. En particulier, les formations
STS par apprentissage accueillent une proportion plus faible de bacheliers technologiques en 2024 (12,4 % en 2024 contre 13,6 % en 2023), après une période de croissance continue depuis 2013. Cette baisse en 2024 est compensée par la hausse des taux d’inscription en
IUT (+ 0,4 point) et dans les autres formations (+ 0,8 point). Les bacheliers issus de la série
STI2D poursuivent plus fréquemment leurs études que d’autres séries technologiques (88,3 %). Plus des deux tiers d’entre eux poursuivent leurs études soit en
IUT (29,2 %), soit en
STS (39,6 %).
La majorité des bacheliers professionnels poursuivant dans l’enseignement supérieur intègrent une
STS en 2024 (38,4 %), proportion en baisse de 0,7 point par rapport à 2023. La baisse des taux d’inscription en voie scolaire observée depuis 2022 n’est plus compensée par une hausse continue des inscriptions en apprentissage. Cette voie accueille 17,1 % des bacheliers professionnels en 2024, soit 0,5 point de moins que l’année précédente. Comme pour les bacheliers généraux et technologiques, les autres formations gagnent en attractivité d’année en année. Ainsi 3,4 % des bacheliers professionnels s’inscrivent dans l’une d’entre elles (dont les écoles de commerce ou d’ingénieur, les formations privées et les formations paramédicales et sociales), contre 0,7 % en 2015.
Quand ils poursuivent leurs études dans l’enseignement supérieur, les enfants d’ouvriers comme ceux d’agriculteurs, artisans, commerçants et chefs d’entreprise s’inscrivent moins souvent à l’université. Parmi les enfants d’ouvriers, 43 % s’inscrivent en université alors que la filière représente 53 % des inscriptions de nouveaux bacheliers. Les enfants de cadres et professions intellectuelles supérieures sont surreprésentés en
CPGE et dans les autres formations. En termes de répartition par genre, les femmes poursuivent plus souvent leurs études en université que les hommes (54 % contre 42 %). Ces derniers s’orientent plus souvent en
IUT ou en
STS (45 % des hommes s’inscrivent dans l’une de ces deux filières contre 30 % des femmes,
tableau 13.03).