En 2023, la dépense intérieure de
R&D des entreprises implantées en France (
DIRDE) s’établit à 40,6 milliards d’euros (Md€) (
tableau 46.01). Les grandes entreprises (
GE) réalisent 54 % de cette dépense et les entreprises de taille intermédiaire (
ETI) 25 %. Les
PME (y compris les microentreprises (
MIC)), lorsqu’elles sont actives en
R&D, sont la catégorie d’entreprises qui consacrent la part la plus importante de leur chiffre d’affaires à la
R&D (11 % pour les
PME y compris
MIC, contre 2 % pour l’ensemble des entreprises de
R&D). En comparaison avec leurs dépenses intérieures de
R&D, les
PME mobilisent plus d’emplois : à l’origine de 20 % de la
DIRDE, elles regroupent 30 % du personnel de
R&D.
Au total, en 2023, la
R&D dans les entreprises mobilise 311 700 emplois en équivalent temps plein (
ETP), dont 71 % de chercheurs ou ingénieurs de
R&D. La part de chercheurs ou ingénieurs dans le personnel de
R&D est plus élevée dans les grandes entreprises (75 %) que dans les
PME (71 %) et les
ETI (66 %) (
tableau 46.01 et
graphique 46.02).
Les entreprises actives en
R&D exportent proportionnellement plus que celles qui ne font pas de
R&D, exceptées les grandes entreprises. Ainsi, les
ETI faisant de la
R&D réalisent 32 % de leur chiffre d’affaires à l’exportation contre 19 % pour l’ensemble des
ETI (
graphique 46.03).
En 2023, les travaux de
R&D des
PME sont majoritairement consacrées aux activités de services : les
MIC y consacrent 84 % de leurs dépenses internes de
R&D et les
PME hors
MIC 66 % (
graphique 46.04). En conséquence, si les
PME dans leur ensemble ne comptent que pour 20 % de la
DIRDE, elles génèrent 47 % des dépenses de
R&D des entreprises qui sont consacrées aux services. Néanmoins, ces activités de services sont liées aux activités industrielles : il s’agit notamment d’activités qui sont externalisées par l’industrie. Ainsi, les
PME (y compris
MIC) consacrent 32 % de leurs dépenses de
R&D aux activités spécialisées, scientifiques et techniques. Les dépenses à destination des industries de haute technologie sont en revanche beaucoup plus élevées chez les grandes entreprises et les
ETI. En effet 41 % des dépenses de
R&D des grandes entreprises sont à destination des industries de haute technologie (17 % dans la construction aéronautique et spatiale et 9 % dans l’industrie pharmaceutique) et 35 % à destination des industries de moyenne-haute technologie (notamment 17 % dans l’industrie automobile). 64 % des dépenses de
R&D réalisées par les
ETI sont industrielles, mais moins spécialisées que celles des grandes entreprises et réparties de façon plus équilibrée entre les secteurs d’activité.
En 2023, le soutien public direct à la
R&D, sous forme de subventions ou de commandes publiques et hors dispositifs d’allègements d’impôts ou de charges sociales, s’élève à 4,4 Md€, (
tableau 46.01). Les grandes entreprises en perçoivent 64 %, les
PME 27 % et les
ETI 9 % (
graphique 46.05). Au regard de leurs dépenses de
R&D, les
ETI sont donc les moins ciblées par le soutien public direct puisque seulement 3 % de leur dépense totale de
R&D est financée de cette façon, contre 12 % pour les
PME et 9 % pour les grandes entreprises.