La mission interministérielle Recherche et enseignement supérieur (Mires) regroupe en un seul ensemble budgétaire l'essentiel des moyens consacrés par l'État à l'économie de la connaissance, sa production, sa diffusion ou sa transmission.
En 2025, le budget recherche et développement technologique de la Mires est de 15,8 Md€ en autorisations d’engagement répartis en sept programmes (
graphique 49.01). Parmi ceux-ci, 1,2 Md€ sont des crédits non ventilables correspondant aux moyens généraux des opérateurs, et 14,7 Md€ peuvent être analysés sous différentes perspectives afin d’apporter une information complémentaire sur leur utilisation.
Une première approche, par répartition des crédits budgétaires selon de grands types d’actions (
graphique 49.02), montre que le premier poste (46 % des crédits en 2025) concerne les fonds attribués aux organismes publics de recherche et développement (
R&D), essentiellement les
EPIC et les
EPST, au titre de subventions pour charge de service public. La recherche conduite dans les établissements d’enseignement supérieur et de recherche (universités, grands établissements, écoles) est le deuxième poste (30 % des crédits). Les dépenses d’intervention et de pilotage bénéficient de 13 % des crédits. Elles viennent en appui des actions spécifiques des différents départements ministériels dans le cadre d’une politique globale de soutien à l'innovation et à la
R&D. Ces dépenses regroupent de nombreux dispositifs dont les appels à projets financés par l’Agence Nationale de Recherche. Enfin, la participation aux organismes internationaux (11% des crédits) rassemble les contributions françaises à différents programmes et organismes européens ou internationaux tels que le l’
ESA, le
CERN, l’
ITER et
EUMETSAT.
Une deuxième approche considère la répartition de ces mêmes crédits budgétaires par objectif socio-économique (
graphique 49.04), ce qui permet une décomposition du budget suivant les priorités scientifiques et technologiques des organismes. La recherche en sciences du vivant (santé, agriculture et sciences biologiques) représente 3,5 Md€ en 2025, soit à elle seule 24 % des crédits ventilables. Avec 2,4 Md€, la recherche en sciences naturelles consomme 17 % de ces crédits, dont 1,0 Md€ en sciences physiques. La recherche réalisée par les organismes publics en matière d’exploration et d’exploitation de l'espace dispose de 14 % des crédits avec 2,0 Md€. Cet objectif intègre les contributions françaises au titre de la recherche spatiale (
ESA et
EUMETSAT). La recherche en sciences humaines et sociales et vie en société bénéficie de 13 % des crédits, soit 1,8 Md€. La recherche en sciences et technologies de l’information et de la communication (
STIC) mobilise 5 % des crédits budgétaires. L’environnement et la recherche au service des pays en développement bénéficient respectivement de 0,8 Md€ et de 0,4 Md€. Les crédits budgétaires non ventilés par objectifs (6 %) concernent les crédits qui n’ont pas trouvé leur place dans la nomenclature des objectifs socio-économiques.
Au sein de l’ensemble de ces crédits ventilés par objectifs socio-économiques, un certain nombre correspondent au concept d’avancement général des connaissances, représentatif de la recherche fondamentale (
graphique 49.05). En 2025, 58 % correspondent à l’avancement général des connaissances, soit 8,5 Md€. Pour ce concept, le champ disciplinaire le plus représenté est celui des « Sciences naturelles » pour lequel les crédits engagés s’élèvent à 2,9 Md€. L’objectif « Sciences du vivant » dispose de 2,6 Md€. L’ensemble des disciplines « Sciences humaines et sociales » rassemble 20 % des montants (1,7 Md€), dont l’essentiel est constitué de crédits dédiés à la recherche universitaire.