En 2024, 94 000 enseignants sont en fonction dans les établissements publics d’enseignement supérieur sous tutelle du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace (
MESRE). Parmi eux, 59 % appartiennent aux corps des enseignants-chercheurs titulaires, 28 % sont des enseignants contractuels et 13 % des enseignants du second degré (
graphique 04.01).
Neuf enseignants-chercheurs titulaires sur dix sont affectés dans les universités, 4 % dans des écoles d’ingénieurs (écoles centrales, instituts nationaux polytechniques, etc.) et 4 % dans d’autres types d’établissements (écoles normales supérieures, instituts d’études politiques, etc.).
Parmi les enseignants-chercheurs titulaires, 86 % relèvent du statut des universitaires, 12 % sont des hospitalo-universitaires et 2 % appartiennent à des corps à statuts particuliers (Astronomes, Physiciens, enseignants-chercheurs de l’École des hautes études en sciences sociales, Professeurs du Collège de France, etc.).
Parmi les enseignants-chercheurs titulaires, 40 % sont des professeurs des universités (PR) ou assimilés et 60 % sont des maitres de conférences (
MCF) ou assimilés. La majeure partie d’entre eux relève des grandes disciplines des Sciences-Techniques (44,0 %) et des Lettres-Sciences humaines (27,0 %), puis de la Santé (14,5 %) et du Droit-Économie-Gestion (14,5 %) (
graphique 04.02).
L’âge moyen des PR et des
MCF est respectivement de 54 ans et de 47 ans révolus. Cet écart résulte du déroulement de carrière : les PR sont recrutés pour l’essentiel parmi les
MCF (
graphique 04.03).
Les enseignants du second degré constituent une autre catégorie d’enseignants titulaires exerçant dans les établissements d’enseignement supérieur. 55 % d’entre eux appartiennent au corps des professeurs agrégés, 44 % à celui des professeurs certifiés et 1 % à d’autres catégories (conseillers principaux d’éducation, enseignants de statut particulier, comme ceux de l’
ENSAM, etc.). Un peu plus de la moitié des enseignants du second degré (53 %) relèvent des Lettres-Sciences humaines, un tiers des Sciences-Techniques (33 %) et 14 % du Droit-Économie-Gestion. Ils exercent principalement leurs fonctions au sein des universités (92 %), en particulier dans les
IUT. Ils ont en moyenne 50 ans révolus.
La catégorie des enseignants contractuels réunit les doctorants contractuels effectuant un service d’enseignement (27 %), les attachés temporaires d’enseignement et de recherche (19 %), les enseignants contractuels des disciplines hospitalo-universitaires (17 %), les enseignants associés (11 %), les contractuels
LRU enseignants (11 %), les professeurs contractuels sur emplois vacants du second degré (7 %), les enseignants invités (5 %), ainsi que les lecteurs et les maîtres de langues (4 %).
Par ailleurs, le contrat de pré-titularisation de chaire de professeur junior (CPJ), créé dans le cadre de la loi de programmation de la recherche (LPR), compte 328 personnels en activité au 31 décembre 2024. Ces contractuels ont vocation à être titularisés dans le corps des PR après un contrat d'une durée de 3 à 6 ans.
L’effectif total des enseignants du supérieur a augmenté de 5 % au cours des vingt dernières années, passant de 89 800 à 94 000 entre 2004 et 2024 (
graphique 04.04). Les taux de croissance les plus élevés sur cette période concernent les effectifs des PR (+ 14 %), suivi des enseignants contractuels (+ 12 %). Les effectifs de
MCF ont connu une baisse (- 4 %), de même que ceux des enseignants du second degré, en baisse de 6 %. Au cours des dix dernières années l’effectif total a augmenté de + 3 %.
La part des PR parmi les enseignants-chercheurs titulaires a augmenté de 4 points depuis 2020, suite à la création d'une nouvelle voie temporaire de promotion interne (
décret n°2021‑1722 du 20 décembre 2021). En effet, au total 1 540
MCF ont bénéficié d’un repyramidage en PR sur la période 2021‑2024.
En 2024, 41 % des enseignants titulaires sont des femmes. Elles sont plus nombreuses en proportion parmi les enseignants du second degré (48 %) et les
MCF (45 %) que chez les PR (31 %). La part des femmes augmente régulièrement au fil du temps : en 2004, on dénombrait 41 % de femmes parmi les enseignants du second degré et 40 % chez les
MCF, contre 17 % parmi les PR (
graphique 04.05).
Les femmes enseignantes titulaires sont relativement moins nombreuses en Sciences-Techniques (29 %) et en Santé (38 %) qu’en Droit-Économie-Gestion (47 %) et Lettres-Sciences humaines (56 %). Quelle que soit la discipline considérée, les femmes sont proportionnellement moins nombreuses parmi les PR que parmi les
MCF et les enseignants du second degré (
graphique 04.06).