À la rentrée 2024, 69 400 étudiants sont inscrits en doctorat, soit une légère baisse de 0,3 % par rapport à l’année précédente (
graphique 41.01). Le nombre de doctorants diminue en sciences de la société (- 4,7 %) et en sciences humaines et humanités (- 0,9%) mais augmente en sciences exactes et applications (+ 1,8 %). Il est stable en sciences du vivant (+ 0,4 %). Par rapport à la rentrée 2013, le nombre d’inscrits en doctorat diminue nettement (- 9,6 %). La baisse touche principalement les sciences de la société (- 24,7 %) et les sciences humaines et humanités (- 21,9 %), alors que les effectifs des doctorants en sciences exactes et applications sont stables (+ 0,4 %) et que ceux en sciences du vivant (biologie, médecine et santé, ainsi que sciences agronomiques et écologiques) augmentent (+ 11,3 %).
À la rentrée 2024, 17 000 doctorants sont inscrits en première année de doctorat, en hausse de 3,2 % par rapport à la rentrée 2023 (
graphique 41.02). Le nombre de primo-inscrits est en hausse dans les sciences exactes et applications (+ 5,5 % ), les sciences de la société (+ 3,9 %) et les sciences humaines et humanités (+ 3,0 %), mais en baisse dans les sciences du vivant (- 1,8 %). Par rapport à la rentrée 2013, l’effectif des nouveaux inscrits a baissé de 6,3 %. Cette baisse provient des sciences humaines et humanités (- 28,1 %) et des sciences de la société (- 33,0 %) alors que le nombre d’inscrits en première année de doctorat augmente en sciences du vivant (+ 12,5 %) et en sciences exactes et applications (+ 12,2 %).
Parmi les doctorants inscrits en première année de doctorat en 2024‑25, 80 % sont inscrits avec un diplôme français et 20 % avec un diplôme étranger (
tableau 41.03). 65 % le sont avec un diplôme national de master et 15 % avec un diplôme conférant le titre ou le grade de master (y compris un double cursus de master et d’études d’ingénieur).
À la rentrée 2024, 81 % des doctorants inscrits en première année de thèse ont bénéficié d’un financement pour leur thèse, soit une augmentation de 11 points par rapport à la rentrée 2013 (
tableau 41.04). Une grande partie des doctorats sont financés par des financements publics tels que les contrats doctoraux alloués par les établissements d’enseignement supérieur sous tutelle du
MESRE (39 %) ou des financements relevant d’un organisme de recherche (18 %). Les conventions industrielles de formation par la recherche (dispositif Cifre pouvant bénéficier d’une subvention du
MESRE et du
CIR et du
CICo) représentent 9 % des doctorats financés et les financements spécifiques pour doctorants étrangers en représentent 11 %.
Depuis 2013, environ 14 000 docteurs sont diplômés chaque année, à l’exception de l’année 2020 où seuls 11 800 doctorats ont été délivrés (
graphique 41.05). En 2020, la crise sanitaire a entraîné la fermeture temporaire des centres de recherche et des universités. De ce fait, les contrats d’un nombre important de doctorants ont été prolongés de plusieurs mois et leurs soutenances de thèse ont été décalées d’autant. En 2024, 14 700 doctorats ont été délivrés, soit une baisse de 3,0 % par rapport à l’année 2023, même si ce nombre reste supérieur aux années précédant la crise sanitaire. Sur la période 2013‑2024, le nombre de docteurs diplômés est en hausse de 0,9 %.
En 2024, toutes disciplines confondues, le nombre de thèses soutenues en moins de 40 mois, soit à peu près la durée prévue par les textes (36 mois) augmente de 4 points et concerne 42 % des docteurs, un niveau comparable à la période pré-pandémie (
graphique 41.06). Les durées de préparation de thèse varient sensiblement en fonction de la discipline étudiée (
tableau 41.07), avec notamment une durée de thèse en sciences humaines et sociales qui est plus longue que pour toutes les autres disciplines.