En 2023‑24, le nombre d’étudiants de l’enseignement supérieur français en mobilité internationale, pour des études ou des stages, s’élève à 59 400 mobilités, soit une progression de 4,1 % par rapport à l’année précédente. La majorité de ces mobilités relève de mobilités d’études, qui représentent 61,2 % du total, soit 36 300 mobilités. Toutefois, la hausse globale observée en 2023‑24 ne s’explique pas par un seul type de mobilité, mais résulte conjointement de l’augmentation des mobilités de stage (+ 5,1 %) et de celle des mobilités d’études (+ 3,4 %). Si la croissance des mobilités de stage demeure légèrement supérieure à celle des mobilités d’études, elle est néanmoins nettement inférieure à celle enregistrée lors de l’année académique précédente (+ 19 %). Les mobilités d’études, après le recul observé en 2022‑23, renouent avec une progression modérée en 2023‑24, tout en maintenant une part stable dans l’ensemble des mobilités (
graphique 17.01).
La mobilité étudiante est majoritairement féminine : 56,2 % des mobilités sont réalisées par des femmes, que l’on considère leur part dans l’ensemble des mobilités ou au sein de chacune des deux composantes, études et stages (tableau 2). Cette répartition comparable à celle de la population dans l’enseignement supérieur sur la même année académique (
fiche 7.15, RERS – 2024, DEPP). Parmi les femmes parties en mobilité, 63 % effectuent une mobilité d’études, contre 37 % une mobilité de stage. Par ailleurs, les mobilités concernent très majoritairement les étudiants inscrits en cycle de licence ou de master, qui représentent ensemble 88,9 % des mobilités. Plus précisément, 41,7 % des mobilités sont réalisées au niveau licence ou équivalent et 47,2 % au niveau master ou équivalent. À l’inverse, les étudiants de cycle court (8,4 %) et les doctorants (0,7 %) sont nettement moins représentés. En termes de domaines de formation, le domaine « commerce, administration et droit » concentre la plus forte proportion de mobilités (30,9 %). Il est suivi par le domaine « ingénierie, industries de transformation et construction » (23,9 %) et par celui des « lettres et arts » (13,7 %). La répartition entre mobilités d’études et mobilités de stage varie sensiblement selon les domaines de formation. Les mobilités de stage sont majoritaires dans les domaines de « l’éducation » (78 %), des « services » — incluant notamment le sport, la restauration, l’hôtellerie, la coiffure et le transport — (68,9 %), des « sciences naturelles, mathématiques et statistiques » (55,1 %), ainsi que de l’« agriculture, sylviculture, halieutique et sciences vétérinaires » (55,1 %). À l’inverse, dans les autres domaines, les mobilités d’études demeurent prédominantes (
tableau 17.02).
L’Espagne demeure le premier pays de destination des étudiants inscrits en France, concentrant 18,3 % des mobilités sortantes. Elle est suivie par l’Italie (10,4 %) et l’Allemagne (9,8 %). À elles trois, ces destinations représentent plus d’un tiers des mobilités étudiantes au départ de la France (38,5 %), soulignant une forte concentration géographique des flux. Lorsque l’on distingue les mobilités d’études et de stage, la hiérarchie des pays d’accueil présente toutefois quelques variations. Pour les mobilités d’études le classement ne change pas. En revanche, pour les mobilités de stage, l’Espagne reste également en tête (18,6 %), mais la Belgique se classe au deuxième rang (14,0 %), devant l’Allemagne (8,8 %) (
graphique 17.03).
La Belgique se place dans la catégorie des pays qui accueillent plus de mobilités de stage que d’études, comme les Pays-Bas, Malte et l’Irlande (parmi les 10 pays accueillant le plus de mobilités en provenance d’établissements français).
À la suite de sa sortie du programme Erasmus+ le 1er janvier 2021, le Royaume-Uni poursuit en 2023‑24 une dynamique de forte baisse des mobilités Erasmus+ entrantes. Il ne représente plus que 2,6 % des mobilités au départ des établissements d’enseignement supérieur français, dont 75,6 % relèvent des mobilités d’études et 24,4 % des mobilités de stage (
graphique 17.03). Malgré ce recul, le Royaume-Uni demeure le premier pays d’accueil des étudiants en mobilité Erasmus+ en dehors des États membres de l’Union européenne et des pays tiers associés au programme, tant pour les mobilités d’études que pour celles de stage. Il est suivi par le Canada et la Suisse.